Christophe Monniot :Edmond, un portrait de Baudouin

Synopsys : Edmond Baudoin est auteur de bandes dessinées. Il signe ses livres Baudoin. Moi, je l’appelle Edmond. La matière première de ses livres, c’est lui, sa vie. Il a été l’un des premiers à introduire l’autobiographie dans la bande dessinée. À Villars, son village du Var, devant un mur de pierres, Edmond peint, il marche, il danse, il aime.

"Edmond, un portrait de Baudouin" qui est le deuxième film de Laetitia Carton,  - après le documentaire sur une maladie génétique neuro-dégénérative qui décime sa famille, la maladie de Huntington, "La pieuvre" -   est une vraie découverte. C'est déjà  la découverte d'un endroit magnifique, Villars, dans le Vaucluse mais c'est surtout la découverte d'un artiste talentueux et ô combien passionnant, Edmond Baudoin. Il devient l'espace d'un film un portrait, lui qui met tant de talent à les  faire avec son crayon. Pénétrer dans son univers, c'est pénétrer dans un monde dessiné mais réel pour parler de sa famille, de ses amis, de ses lieux privilégiés. Ce documentaire explore les endroits que le dessinateur nous fait découvrir et son enthousiasme est communicatif. Il décrit sa façon de dessiner, et, avec la réalisatrice, créé un parallèle entre ce qu'il a dessiné et ce que la caméra peut capter. Chaque endroit de ce charmant village se retrouve au moins une fois dans une de ses bandes dessinées. Des BD pour lesquelles il a créé un style qui rendent ses albums uniques. Pour ceux qui connaissent cet auteur, c'est un moyen de le voir se livrer, se mettre à nu (au propre, comme au figuré) devant la caméra et pour les autres, comme moi, c'est une bien belle façon de le découvrir. Ecouter cet homme plein de tendresse envers les gens est un plaisir continu qui ne prend fin qu'au générique que l'on voit venir trop rapidement.  Découvrir son travail force le respect et encourage beaucoup à (Re) lire ses passionnantes bd. Pour musicaliser ce documentaire, la réalisatrice a choisi Christophe Monniot, dont c'est le premier film. Laetitia Carton a choisi de mettre de la musique seulement lorsque l'on voit des extraits de bd, ce qui rend cette plongée dans l'univers du dessinateur encore plus particulière. Le compositeur a créé des musiques proches du jazz mais en choisissant un procédé moins classique. Cela donne une approche inédite qui colle très bien aux incursions dessinées. Un voyage que je conseille à tous les amoureux du neuvième art surtout lorsqu'il est sublimé par le septième.

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