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La musique de film

Ce blog est dédié à tous (tes) les compositeurs (trices) de musiques de film. A travers des filmographies, des interviews, des cycles, des news et des avis sur leur B.O. , nous vous invitons à (Re)découvrir leurs musiques.

Meltem

Synopsis : Un an après la mort de sa mère, Elena, jeune Française d'origine grecque, retourne dans sa maison de vacances sur l’île de Lesbos. Elle est accompagnée de ses amis Nassim et Sekou, deux jeunes banlieusards plus habitués aux bancs de la cité qu’aux plages paradisiaques. Mais les vacances sont perturbées par la rencontre avec Elyas, jeune Syrien réfugié depuis peu sur l’île, qui fait basculer le destin d’Elena et de ses amis.

Ce qui m'a tout de suite conquis dans ce film, c'est la justesse et la sincérité des trois interprètes principaux, Daphné Patakia (Djam, 2017) , Rabat Naït Oufella (Graves, Patients 2017) et Lamine Cissokho (Journée d'appel) , qui sont tout simplement formidables. D'emblée, grâce à leur qualité de jeu, j'ai suivi avec beaucoup de plaisir cette tranche de vie.  Pourtant le sujet n'est pas, à priori, propice à beaucoup de scènes de comédie, mais la force du film est de ne jamais sombrer dans la tragédie en jouant sur la corde sensible à l'excès pour toucher les spectateurs. Le personnage de Sekou (Lamine Cissokho), amène de fraîches notes d'humour qui maintiennent un savant équilibre avec la gravité des sujets traités. Le film arrive à aborder des thèmes comme le deuil, la crise identitaire, les migrants, avec beaucoup de justesse rendant  ce premier long métrage du talentueux réalisateur Basile Doganis, très fluide, porté par des héros aux personnalités attachantes. Meltem, du nom d'un vent puissant qui souffle sur la  Méditerranée orientale, est aussi une belle comédie romantique qui donne un goût d'été à cette histoire où chacun essaie de trouver sa place ou la place qu'on veut bien lui accorder. Ce trio fabuleux nous invite à les suivre et à les supporter dans cette quête pleine d'humanité, d'entraide, d'oubli de soi au profit des autres, en l’occurrence,  pour Elyas, jeune Syrien (Karam Al Kafri). Cette escapade haute en couleurs leur en apprendra autant sur eux que sur la misère qui les entourent. Le décor de l’île de Lesbos donne lieu à de très belles images et ajoute au côté évasion de ce film. Tout le charme d'un voyage initiatique qui a su éviter la lourdeur des clichés.  Un premier long métrage très réussi et que je vous invite à aller voir pour la force des thèmes,  pour ses décors naturels magnifiques et la galerie de personnages que complètent Akis Sakellariou et et le toujours talentueux Feodor Atkine. 

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