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La musique de film

Ce blog est dédié à tous (tes) les compositeurs (trices) de musiques de film. A travers des filmographies, des interviews, des cycles, des news et des avis sur leur B.O. , nous vous invitons à (Re)découvrir leurs musiques.

Mychael Danna - La verité nue (2005)

 Au début, en allant voir le film, je ne connaissais pas l’univers du cinéaste  canadien, Atom Egoyan. Ce que j’avais lu ou appris sur lui, c’est qu’il a un don pour faire des films de genre en gardant son style très personnel, l’empêchant de tomber dans un classicisme que prévoit ce genre de long-métrage. Donc, après avoir été attiré par l’affiche, et, après avoir visionné la Bande Annonce, je me suis promis d’aller voir ce film qui m’avait tout l’air d’être un thriller sulfureux…Ce qui séduit en premier c’est l’ambiance créée, entre autre, par la très belle photographie. Nous voilà plongé dans l’Amérique des années 50, faisant la connaissance de Lanny et Vince (Kevin Bacon et Colin Firth) les deux personnages centraux de l’histoire. La première scène nous permet de les découvrir à l’occasion d’un Téléthon avec une musique d’orchestre plutôt légère qui contraste avec la gravité que l’on peut lire sur les visages des deux acteurs puis la musique se fait plus sombre pour nous emmener cette fois dans une salle de bain et nous donner à découvrir le corps d’une femme. Changement de ton, nous débarquons dans les années 70 pour suivre les premiers pas d’une journaliste incarnée par la très belle Alison Lohman qui a rendez-vous avec Vince…. Tout au long de ce film, il y a sans cesse ces changements d’époques, de tons, et de narrateurs. La peur d’être perdu dans ces flash-back s’estompe vite car le film reste très cohérent. La qualité des acteurs est indéniable et l’on prend un réel plaisir à suivre cette découverte de la vérité qui passe par un développement psychologique aboutit qui empêche ce film dans sombrer dans le piège du « simple » thriller sulfureux. Car sensuel, moite, noir, il l’est, et, s'il y des scènes dénudées, elles servent au déroulement de l’intrigue et en accentue le côté « voyeur » dans lequel le réalisateur nous embarque. On devient soudain des témoins impuissants d’un drame qui a bouleversé plus qu’une vie. La réalisation d’Atom Egoyan, est effectivement, très personnelle et permet d’apprécier pleinement ce récit qui n’aurait peut-être pas eu autant de saveur avec un autre réalisateur. La musique soignée de son compositeur attitré, Mychael Danna apporte un cachet supplémentaire à cet univers où se côtoient le meurtre, le mystère, et l’innocence d’une vie dans un « Hollywood » ravagé par la luxure et la tromperie. Ce n’est pas le côté flamboyant de l’univers de la grande Mecque du cinéma qui nous est montré mais bien le côté plus sombre de ces gens qui sont arrivés au sommet dans leurs vies publiques mais qui se sont perdus dans l’alcool et la drogue pour n’être plus que des ombres dont les gens ignorent même leur nom aujourd’hui. Et aujourd’hui, cette journaliste qui s’interroge sur son métier et les limites qu’elle est prête - ou pas – à dépasser pour découvrir cette vérité.

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